La phytologie

En dehors des trois cures et des techniques naturelles traditionnellement utilisés, la naturopathie s’appuie sur le règne végétal et le règne minéral.

Les différentes préparations de plantes ou de minéraux nous laissent un vaste choix pour pouvoir intervenir sur les différents plans de l’être humain :

  • La phytologie : qui concerne les plantes médicinale et potagères sous leurs fromes traditionnels.
  • L’aromathérapie : les essences et huiles essentielles.
  • La gemmothérapie : les bourgeons et jeunes pouces.
  • Les élixirs floraux : les harmonisant ou fleurs de Bach (il seront aborder dans la technique « la psychologie »).
  • L’homéopathie : les préparations diluées et dynamisées.
  • La lithothérapie : l’utilisation des minerais, roches et sels minéraux.

Depuis la nuit des temps l’homme a trouvé dans la nature les moyens nécessaires à son équilibre vitale et à la restauration de sa santé.

C’est principalement dans le règne végétal qu’il a puisé les éléments dont il avait besoin, mais aussi dans le minéral et parfois dans l’animal.

Que ce soit dans un cadre préventif, dans un but de stimulation de la force vitale, ou lors d’un travail de fond visant à abaisser le niveau de la toxémie, ou encore en accompagnement d’un traitement médical classique, les plantes et les minéraux nous sont d’un précieux recours.

Elles seront utilisées de manière à appréhender l’individu dans sa totalité physique, psychique et spirituelle et non pas symptomatique. Tout le travail du naturopathe étant de déterminer les causes réelles au-delà de l’apparence trompeuse des symptômes, c’est pourquoi les plantes doivent être utilisées dans le sens de la force vitale, leur utilisation se fera dans le but d’aider le corps dans son processus d’auto-guérison.

Le choix de la plante s’orientera vers celle qui correspond le mieux au problème de santé du consultant, en fonction de son origine physique, de son aspect, de son affinité organique, et de par la connaissance scientifique que l’on aura d’elle et de ses vertus.

La phytologie : les plantes sous leur forme traditionnelle

La phytologie concerne les plantes dites « potagères » comme l’oignon, l’asperge le radis noir ou l’artichaut, et les plantes dites « médicinales » comme la sauge, le thym, la menthe ou . Ces dernière sont largement utilisés en naturopathie sous différents formes selon l’intérêt qu’elles présentent : entière (que l’on appelle Totum biologique) ou en partie (fleurs, racines, radicelles, feuilles, graines, écorces, aubier, fruits, tiges).

Les plantes peuvent être ingérées sous différentes formes, la plus simple étant l’aliment : salade, pissenlit, prèle… plantes aromatiques ou épices. Les autres formes sont celles que la tradition populaire connait depuis longtemps : les plantes fraiches ou séchés (en infusion ou décoction). Et enfin, les préparations plus complexes qui permettent une extraction optimal avec une concentration des principes actifs : en extrait fluide, suc de plantes fraiches, séchées réduites en poudre (en gélules ou comprimés), en teinture-mère (extraits e plantes fraiches très alcoolisée 65°), en macérât-glycériné (eau-glycérine-alcool), en jus ou en sirop… sont autant de formes galéniques qui permettent un usage plus précis et  des doses plus contrôlées.

L’usage des plantes dans les cures naturopathique

  • En cure préparatoire

    On utilisera les plantes s’adressant plus spécifiquement à la sphère psychique et moins immédiatement organique pour leur résonnance sur le mental et les émotions du fait de leur niveau vibratoire élevé, comme par exemple la mélisse, le houblon, la passiflore, la matricaire, le ginseng, l’angélique

En plus d’une première restriction alimentaire légère, on remplacera, les boissons excitantes comme le café, le thé ou sodas du matin et de l’après-midi par des infusions de plantes douces a niveau vibratoire élevé : sédatives, antispasmodique ou tonifiante, stimulantes en fonction des besoins du consultant de son terrain et aussi de ses gouts (par exemple, on pourra proposer en infusion un mélange de houblon, mélisse et millepertuis pour rééquilibrer le système nerveux et pour réduire l’anxiété et le stress de la journée. Ou encore, le soir avant le coucher on conseillera de boire une tasse de valériane en décoction, pour faciliter la détente, calmer les angoisses et favoriser un meilleur sommeil).

Les élixirs floraux de Bach, seront ici largement utilisées, choisi en fonction de l’état émotionnel négatif, par exemple « Star of Bethléem », « Impatiens », « Holly » ou « Heather« … pour agir sur les différents corps énergétiques et  rééquilibrer la sphère émotionnelle.

  • En phase de désincrustation

    On utilise les plantes au niveau vibratoire bas, avec ses principes actifs non-dilués, non-dynamisés qui seront utilisés pour leurs effets sur le corps. C’est la légère toxicité de ces plantes qui va en faire son efficacité, en obligeant le corps à réagir.

Au niveau des émonctoires la plante va activer la fonction d’élimination de l’organe. En stimulant l’activité émonctorielle elle va permettre le drainage et la purification de l’émonctoire et de l’organisme par élimination des surcharges toxiniques. Les plantes sont particulièrement indiquées dans le drainage des intestins, du foie et des reins.

  • Le foie avec la vésicule biliaire :

    est l’émonctoire le plus important, il filtre les toxines hors du sang et les rejettent avec la bile (sécrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire) qui aura une fonction excrétoire au niveau intestinale. Pour stimuler le foie on va utiliser des plantes cholérétiques qui vont augmenter la sécrétion de la bile, et des plantes cholagogues qui vont faciliter l’évacuation des voies biliaires : Le radis noir, l’artichaut, le boldo, la fumeterre, le pissenlit, l’aubier de tilleul

  • Les intestins :

    éliminent avec les selles les déchets qu’il extrait du sang ainsi que ceux filtrés par le foie. Pour stimuler les sécrétions et le péristaltisme intestinal on va utiliser des plantes laxatives ou purgatives, ces dernières utilisées à faible dose (pour qu’elles gardent un effet plutôt laxatif) pour éviter l’irritation et la fatigue intestinale : La bourdaine, la mauve, la chicorée sauvage, le séné, la guimauve

  • Les reins :

    excrètent par les urines les cristaux qu’ils filtrent hors du sang. Les plantes diurétiques stimules leurs travail, elles favorisent la diurèse en agissant sur les voies urinaires, ainsi elles augmentent le volume des urines et la quantité de déchets filtrés. En voici quelques exemples : l’asperge, le bouleau, la queue de cerise, le fenouil, le sureau

  • Les poumons :

    comme la peau sont des émonctoires « de secours », il sont prévus pour éliminer principalement des déchets gazeux. Lorsque les autres émonctoires à colles sont fatigués (foie/intestins et peau) les poumons compensent par l’élimination des déchets colloïdaux par les voies respiratoires. Les plantes expectorantes comme le thym, le fenouil, le serpolet, l’eucalyptus, la primevère… activent l’élimination par la bouche en stimulant la sécrétion des muqueuses de l’arbre respiratoire.

  • La peau :

    dispose de deux voies d’éliminations, les glandes sébacées qui excrètent le sébum et les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur. On ne sollicitera pas la peau pour l’élimination des colles mais uniquement pour l’épuration des déchets acides par la stimulation des glandes sudoripares. Les plantes sudorifiques ou diaphorétiques agissent sur ces glandes provoquant la sudation : la bardane, la bourrache, le buis, la pensée sauvage, la carotte

Dans cette phase de drainage on ne cherchera pas à stimuler l’organe surchargé, on le laissera au contraire au repos pour le soulager en procédant à une dérivation émonctorielle. On choisira donc des plantes dont l’action stimulera les fonctions d’un autre émonctoire éliminant le même type de toxines.

Par exemple, dans le cas d’un eczéma suintant, qui indique une surcharge en colles au niveau de l’émonctoire peau. On va  procéder à une dérivation des toxines vers les autres émonctoires à colles (le couple foie intestins et les poumons), par une action indirect en stimulant les fonctions hépato-intestinales avec un mélange d’extrait de plantes fraiche de radis noir, artichaut et pissenlit ; et les fonctions pulmonaires avec des infusions de thym pour faciliter l’expectoration.

  • En phase d’harmonisation

    Les plantes serviront, dans un premier temps à revitaliser. On va alors utiliser des plantes revitalisantes, c’est-à-dire riches en vitamines et en oligo-éléments, comme les fruits, graines germées et plantes à vitamines, pour combler les carences provoqués par la phase de drainage. On conseillera par exemple la carotte, le persil, l’argousier, le cassis, le cresson, les graines germées, à ajouter aux repas. Les carences en minéraux et oligo-éléments pourront être comblés par l’Alfalfa, l’éleuthérocoque, le lin, le fenugrec, l’ortie ou la spiruline.

                Ensuite, en phase de stabilisation, les plantes serviront à pallier aux faiblesses héréditaires ou acquises avec le temps ou au contact des facteurs de déstabilisations psycho-physiologiques. Par exemple, pour harmoniser le tempérament d’une personne naturellement nerveuse, perméable au stress et à l’anxiété on pourra utiliser des plantes ré équilibrantes du système nerveux (antispasmodiques, sédatives) comme la marjolaine, l’angélique, la camomille ou la passiflore. On pourra poursuivre avec les élixirs floraux dans cette troisième phase si nécessaire.

 

 

 

 

 

You may also like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *